P. Pablo Renders, ofm.









Manuel

du servant






P. Pablo Renders, ofm.









Manuel

du servant












Manual del Acolíto

traduit de l’espagnol par

Patrick Allaire


Présentation


         Ce petit livre est offert aux servants de messe et autres collaborateurs (enfants et jeunes qui veulent servir l'autel du Seigneur) dont on ne se lassera jamais de souligner la générosité.


         Toute la communauté chrétienne gagne beaucoup par la présence des jeunes à l'Eucharistie et encore plus quand ceux-ci sont bien préparés et instruits, quand ils sont vraiment collaborateurs du prêtre ou du président d'assemblée. Nous avons pu démontrer que là où les servants connaissent bien leur tâche non seulement aident-ils à la beauté et la cohésion des célébrations, mais encore peuvent-ils influer positivement sur la participation, la dévotion et le recueillement des fidèles.


         Le groupe des servants peut facilement devenir une école de service, de Fraternité et d'amitié et, par-dessus tout, un lieu de rassemblement pour une classe d'âge souvent délaissée. Nous croyons aussi que le groupe des servants peut constituer une excellente voie d'accès à la relation au Christ pour les petits et les jeunes. Qui sait, peut-être sera-ce une source de vocations religieuses. Personne ne peut nier qu'on a cueilli plusieurs vocations religieuses au sein des servants de messe.


         Ce Manuel ne s'adresse pas qu'aux enfants et aux jeunes, mais aussi à tout adulte qui voudrait aider le prêtre lors du culte.


         Ce livret se veut simple, pratique et didactique. Nous ne prétendons pas aller en détail, mais présenter un guide utile où les servants apprendront et s'instruiront sur les éléments liturgiques desquels ils sont plus particulièrement près. Ainsi ils pourront mieux servir et seront plus motivés à comprendre ce qu'ils font. Nous nous limiterons à l'essentiel. Le prêtre ou l'accompagnateur pourra ajouter ce qu'il estime nécessaire, souhaitable ou convenable.


         Ce modeste manuel n'espère en rien compétitionner avec d'autres livres plus volumineux et plus complets sur la liturgie. Cependant, nous souhaitons donner un accent spécial à tout ce qui intéresse le servant de messe dans la liturgie. Plus de détails à propos de la liturgie et de l'animation liturgique se trouvent dans:

       AQUILINO DE PEDRO, Liturgia, curso básico para fieles y comunidades, San pablo 1996.

       Un excellent petit livre, un vrai joyau didactique mais malheureusement écoulé: MONS. BERNARDINO PIÑERA, Los Elementos de la la Liturgia, 11a edic. corregida y ampliada, Paulinas, 1981


* * *

         Quand il y plusieurs servants, le prêtre devrait attribuer la direction du groupe à un seul guide. Ce guide trouvera ici une aide simple, sous forme de leçons, qui lui servira de base pour enseigner à ses compagnons. Le lecteur critique remarquera quelques répétitions. Je crois qu'elles se justifient par mes visées didactiques, conformément à l'adage « La répétition est la maîtresse de l'enseignement. »

P. Pablo Renders, ofm


      Organisation


         Comme dans tous les mouvements ou groupes de l'Église, la grâce est de ne pas en rester à un enthousiasme momentané, mais d'être constant et persévérant. Cependant, la constance ne sera possible sans un minimum d'organisation.


         Le curé ne dispose pas toujours de tout le temps voulu pour présider un grand nombre de réunions ni pour élaborer une série de thèmes d'enseignement semaine après semaine. Pour cette raison, nous avons écrit ce livre. Le curé peut se décharger de la responsabilité du groupe sur un responsable (un guide) disposé à organiser et enseigner à ses compagnons. Ici, quelques suggestions à qui de droit:

 

1)      Le curé ou son représentant pourrait appeler les enfants et les jeunes, un par un, pour les connaître et prendre connaissance de ses motivations à faire partie du groupe des servants;

 

2)      À la fin de ce cours, ceux qui y seraient admissibles pourraient être « revêtus » d'un vêtement liturgique comme nous le mentionnerons plus loin (éventuellement après une retraite pendant laquelle est expliqué l'engagement);

 

3)      On pourrait prévoir une réunion hebdomadaire de formation et d'étude de la liturgie.




Réunions


         Les réunions fréquentes et bien préparées sont la clef de la constance. Nous suggérons ici un schéma possible pour le guide ou son représentant.

 

1.      Prière initiale;

2.      Lecture biblique (ce pourrait être l'Évangile du dimanche suivant, Ainsi les servants seraient déjà quelque peu préparés et un peu plus attentifs durant la célébration);

3.      Bref commentaire sur la lecture biblique;

4.      Relevé des présences;

5.      Lecture du résumé de la réunion précédente;

6.      Évaluation (comment ont été vécues les célébrations antérieures, corrections éventuelles et explications);

7.      Leçon (à partir de ce livre-ci) ou autre thème;

8.      Discussion et questions sur la leçon (ou le thème);

9.      Se situer dans le temps liturgique, c'est-à-dire: expliquer et enseigner sur le moment de l'année liturgique où on se trouve au moment de la réunion. (Par exemple: si la réunion se tient durant le temps de l'Avent, expliquer, enseigner et donner des travaux concrets comme confectionner une couronne d'Avent, préparer la crèche, etc.);

10.    Prière finale (se pourrait être La prière du servant (p. 46) ou toute autre qui serait adaptée au temps liturgique).


         Pour que les servants sachent ce qui est attendu d'eux, il n'est pas inutile de rédiger un règlement, une règle ou une liste de promesses. Le curé ou le guide pourrait l'adapter ou le modifier le cas échéant. Nous suggérons un exemple (page suivante).




Promesse

 

a)      Le curé rencontrera les candidats et choisira ceux qu'il estimera idoines (dignes);

b)      Le servant  promet de:

         i)       Remplir à son tour ou selon le besoin la fonction qui lui a été confiée: entretenir les aubes, préparer la crédence, préparer l'encens, etc.

         ii)     Être ponctuel et ordonné,

         iii)    Garder le silence dû et montrer du respect dans l'église et la sacristie,

         iv)     Etre attentif durant les célébrations,

         v)      Ne pas sortir durant les célébrations,

         vi)     Ne pas sortir en hâte après les célébrations, mais aider à ranger les objets à leur place,

         vii)   Respecter rigoureusement l'horaire établi, la rotation des servants et des services,

         viii)  Avertir en cas de non disponibilité,

         ix)     Participer aux réunions hebdomadaires et aux retraites prévues pour les servants,

         x)      Donner le bon exemple et un témoignage chrétien à tous moments et tous lieux.




1

Le servant est serviteur et témoin de Jésus-Christ



         L'introduction générale du Missel nous dit que « L’acolyte est institué pour servir à l’autel et pour aider le prêtre et le diacre. C’est à lui principalement qu’il revient de préparer l’autel et les vases sacrés, et de distribuer aux fidèles l’Eucharistie, dont il est le ministre extraordinaire. » (No 65). Il est ici question du ministère institué de l’acolytat. Le présent livre ne s’adressant pas aux futurs prêtres, mais aux enfants de choeur, les tâches présentées ici se limiteront aux implications de la première des deux phrases citées.


         Le mot-clef de cette phrase est le mot "service". L'acolyte est appelé à servir, plus particulièrement durant la célébration eucharistique.


         Le mot "servir" est un terme biblique rempli de sens, un terme qui inspire le respect. Ici il n'est pas question d'un service servile ou humiliant, mais d'un privilège noble que celui de pouvoir servir. Il s'agit ici d'un service "religieux".


         Le Christ et le prochain servent. La communauté de croyants et le monde servent. Tous les chrétiens sont appelés à servir. L'acolyte (nous utiliserons dorénavant le terme servant) a le privilège d'exprimer et de vivre cette vocation du service au sein de la liturgie.


         Cependant, d'une si belle fonction découle aussi certains devoirs, ceux d'accomplir sa tâche de service d'une manière constante, digne, joyeuse et dévote. Cela n'est possible qu'à celui qui connaît bien son travail.


         En même temps l'acolyte est témoin de Jésus-Christ. Témoigner de sa foi, ce n'est pas seulement à l'intérieur des murs d'une église, mais aussi dans toute sa vie: au sein de la famille, à l'école, dans les activités comme le sport ou les arts, etc. Où qu'il soit, le servant est fier d'être chrétien et irradie d'amour face au Christ et face à ceux qui l'entourent, par tous les éléments de son comportement. Il tirera des forces au contact fréquent des sacrements eucharistique et pénitentiel pour témoigner de Jésus et vivre comme IL le veut. Par la prière quotidienne, il se gardera dans la foi au Seigneur.




Les dix commandements du servant de messe


Le servant:1.      Est ponctuel à toutes les activités: réunions et célébrations, respectant les tours et les horaires;

2.      Se présente toujours propre, tant au niveau de sa personne que dans ses vêtements et sa tenue. Un servant se lave les mains avant la célébration et ne se présente pas à l'autel s'il est dépeigné ou sale;

3.      Est aimable et courtois envers tous;

4.      Range avec rigueur et respect les objets du culte.

5.      Observe le silence dans l'église. Il évite les rires et farces dans les lieux et moments de silence;

6.      Maintient propre son aube et la range systématiquement dans l'armoire désignée pour cela;

7.      Ne néglige pas la prière quotidienne, la messe dominicale, la Communion fréquente à la Réconciliation;

8.      Fait bien son travail, avec attention, concentration et dévotion: n'est pas une curiosité pour les gens de l'assemblée ni ne regarde tout alentours, ne précipite pas le pas quand il marche ou se déplace dans l'église ou dans le choeur, est prudent et respectueux avec les objets et instruments liturgiques ne fait pas de bruit inutile ni avec les burettes ni avec quelque autre objet;

9.      Étudie la liturgie avec soin: ses signes, rites et significations. Il prend ainsi conscience d'où et quand on a besoin de lui;

10.    Est humble et simple, évitant toute forme d'affectation ou d'ostentation.



2

Au service de l'Église et du Christ


         Tu appartiens à une paroisse, où tu as reçu le Sacrement du Baptême qui t'a fait entrer dans l'Église. C'est dans l'Église que tu célèbres les Sacrements de l'Eucharistie et de la Pénitence.


         Ta paroisse est une partie d'un tout: le décanat qui, parfois, est une partie d'un diocèse. Nous essayerons ici de découvrir à grands traits l'origine et la structure de l'Église de Jésus-Christ.



A. L'origine


Après avoir reçu la force du saint Esprit, le jour de la Pentecôte, les Douze sortirent pour annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier. Grâce à leur prédication des groupes se formaient. Ces groupes, sous la responsabilité de Pierre, cherchaient la meilleure manière de se convertir et suivre Jésus qu'ils venaient de rencontrer. Ainsi naquit l'Église.


L'Église n'est pas seulement un groupe de personnes. C'est d'abord une communauté vivante et animée par l'Esprit Saint.



B. Sa structure

Le peuple de Dieu


         Tous les baptisés forment le Peuple de Dieu et chacun reçoit une mission. Cet aspect a été souligné souvent lors du Concile Vatican Il. Tu peux observer différentes missions dans ta paroisse

même: catéchistes, lecteurs, ceux qui visitent les malades, etc.


Tous les chrétiens sont appelés à rendre témoignage du Christ dans leur vie quotidienne, familiale et professionnelle.


Parmi les membres du peuple de Dieu (parmi les chrétiens), certains reçoivent une mission particulière et même sacrée par l'ordination. Nous verrons cela aux points 2 et 3.


 

Les évêques et le successeur de Pierre


         Les évêques sont les successeurs des apôtres. Ils agissent en union avec le premier d'entre eux, le pape, pour diriger les Églises locales.


Le diocèse est l'ensemble des fidèles qui sont sous l'autorité d'un évêque. L'évêque est le pasteur (gardien de moutons) qui rassemble ses brebis pour les confirmer dans la foi qu'il a lui-même reçue des apôtres en Communion avec l'Église de Rome.


Les évêques ont le pouvoir d'ordonner de nouveaux prêtres et diacres, de confirmer les fidèles dans la foi, de consacrer des églises et bénir des chapelles, etc.


Le pape a reçu une tâche spécifique du Seigneur par le biais du Collège épiscopal (de l'ensemble des évêques du monde). Il préside à la Communion de toutes les Églises locales.


Le pape est aussi l'évêque de Rome et le successeur de l'apôtre Pierre: « Et bien! moi je te

dis:   Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18-20).


Ainsi, le pape est la tête de l'Eglise Catholique. Il est le pasteur de l'Église Universelle. Le pape réside au Vatican, à Rome. La Basilique Saint-Pierre, à Rome, a été érigée sur la tombe de Pierre.


 

Les prêtres et les diacres


         Les prêtres ou presbytes sont les collaborateurs de l'évêque. Nombreux prêtres sont "curés des âmes", c'est-à-dire qu'ils sont les responsables d'une paroisse. Ils sont les administrateurs des sacrements: Baptême, Eucharistie, Onction des malades, Mariage, Pénitence (Réconciliation).


Les diacres peuvent être dits "permanents" ou transitoires. Le diaconat permanent est administré à un homme marié ou célibataire qui se voit ordonné pour la vie. Le diaconat transitoire est un passage vers l'ordination presbytérale (en vue d'être prêtre). Des hommes mariés ou célibataires peuvent être diacres permanents. Dans l'Église occidentale, seuls les hommes célibataires peuvent être diacres transitoires, tout comme c'est demandé aux prêtres. Le diaconat fut institué pour aider à l'Eucharistie, à la prédication de la Parole et à l'aide fraternelle ou charitable. Les diacres peuvent administrer les sacrements du Baptême et du Mariage et présider les funérailles sans Eucharistie.


 

Quelques éléments qu'il est bon de savoir

 

       Les Conciles sont des réunions où les évêques et le pape se réunissent. Le plus récent concile est celui de Vatican Il (1962-1965).

 

       Les synodes sont des réunions extraordinaires où le pape cite (convoque) des évêques.

 

       Les synodes sont aussi des réunions extraordinaires auxquelles l'évêque convoque les fidèles de son diocèse.

 

       La Conférence épiscopale est la réunion des évêques d'un même pays.

 

       Le cardinal est un évêque élu par le pape à l'intérieur de l'Église Universelle pour être son conseiller. Les cardinaux sont membres des grandes congrégations romaines, ils sont - en quelque sorte - les « ministres » du gouvernement de l'Église: la Curie. Le pape invite les cardinaux dans une réunion qui s'appelle le « Consistoire ».

 

       Au décès du pape, les cardinaux qui n'ont pas encore quatre-vingts (80) ans d'âge se réunissent en conclave pour élire un nouveau successeur à Pierre (un nouveau pape).

 

       Le presbyterium est la communauté des prêtres d'un diocèse.



C. Les différents lieux de culte

         1.      La cathédrale est l'église principale du diocèse, c'est 1"'église-mère". C'est l'église où l'évêque a son siège.

         2.      L'église paroissiale est destinée au service des fidèles d'une paroisse. L'administration paroissiale est confiée à un curé.

         3.      Les basiliques sont les temples plus importants de la chrétienté. Elles bénéficient d'un lien particulier avec Rome. Les basiliques sont des églises privilégiées du Saint Père parce qu'elles signifient quelque chose de bien spécial pour les chrétiens du milieu (lieux de pèlerinage, église dédicacée à un saint protecteur, concrétisation d'une promesse, etc.)
Les quatre basiliques les plus importantes se trouvent à Rome: Saint-Pierre (au Vatican), Saint-Jean de Latran, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie-Majeure. Mentionnons aussi les basiliques du Saint-Sépulcre (à Jérusalem) où fut enterré Jésus.

         4.      Les sanctuaires sont des églises ou des lieux sacrés où de nombreux fidèles vont en pèlerinage. Pour être reconnus, les sanctuaires doivent avoir l'approbation de l'évêque local.

         5.      Les chapelles sont des églises destinées à un groupe particulier de fidèles. Ainsi, à l'hôpital au collège, au séminaire, dans un couvent de communauté religieuse, un quartier ou une localité éloignée, on peut trouver une chapelle.


D. Travail personnel

 

Étudier plus en profondeur le sacrement de l'Ordination grâce au livre de Mgr Bernardino Piñera: Creer para entender y entender para crecer. Editorial Los Andes, 1995, pp. 100-103.


3

Lieux, espaces et mobiliers liturgiques


A. Espaces

1.      Le choeur est l'espace qui se trouve tout autour de l'autel. Il est réservé aux prêtres et à ceux qui les aident ou accompagnent durant les célébrations Eucharistiques ou autres.

2.      La nef est la partie de l'église où sont les fidèles.

3.      La sacristie est la salle contiguë à l'église où sont rangés les ornements, les objets nécessaires pour le culte et, aussi, le lieu où les ministres se préparent.


B. Mobilier


         Les meubles les plus importants se trouvent dans le choeur.

 

1 .     L'autel est le lieu où se célèbre l'Eucharistie. Elle est de pierre (le plus conseillé) ou de bois. Elle a la forme d'une table. L'autel nous rappelle le sacrifice de Jésus. Il n'est pas bon de mettre des papiers sur l'autel ni quelque autre objet (autre que le cierge et un vase à fleurs). On doit éviter de mettre n'importe quel objet sur l'autel, sauf les éléments nécessaires au sacrifice comme la patène avec les hosties, le calice, le corporal, le purificatoire, la pale et le missel.

Les servants se rappelleront que l'autel n'est pas n'importe quelle table sur laquelle ils pourraient mettre n'importe quoi: livres, notes de prédication ou objets divers. L'autel est la table où nous célébrons l'Eucharistie. Le pain et la coupe (calice) doivent être bien visibles à tous. Les pots de fleurs et arrangements floraux, surtout s'ils sont gros, doivent être posés devant ou à côté de l'autel.

 

2.      La crédence est une petite table qui se trouve à côté de l'autel ou au fond du choeur. C'est là qu'on dépose les objets nécessaires pour la célébration: le calice, la patène, les burettes ou tout autre élément qui sera utile durant la célébration. Ces objets ne seront apportés à l'autel que lorsqu'ils seront nécessaires et rapportés à la crédence dès qu'ils ne serviront plus.

 

3.      L'ambon est la tribune sur laquelle on pose le Lectionnaire (Livre de la Parole, Livre des Saintes Écritures). C'est de ce lieu qu'est proclamée la Parole de Dieu. Il convient donc que ce ne soit pas une installation portative, mais un meuble fixe. Normalement, il n'y a qu'un ambon, mais il peut arriver qu'il y en ait deux. S'il y en a deux, il convient d'en réserver un pour la proclamation de la Parole de Dieu pour lui conserver sa valeur sacrée et le respect qui est dû à la Parole. L'animateur de chant, l'animateur ou le directeur de chorale devra occuper un lieu distinct et de moindre importance.

 

4.      Le siège du président est la chaise d'où le prêtre préside l'assemblée. C'est au nom du Christ et de l'Église qu'il préside la célébration depuis ce siège quand il n'est pas à l'autel.

 

5.      Les chaises sont habituellement là pour les servants.

 

6.      Le crucifix de l'église comme celui qu'on porte en procession nous rappelle la mort de Jésus sur la croix pour nous sauver. Il nous rappelle aussi sa résurrection, sa victoire sur la mort, par laquelle il nous donne la vie nouvelle. La croix de procession nous redit que nous sommes tous appelés à suivre Jésus jusqu'au bout et à donner notre vie par Amour pour Dieu et pour les autres.

 

7.      Le tabernacle est une petite armoire sculptée dans laquelle est conservé et rangé le Saint Sacrement. La porte du tabernacle peut être couverte d'un voile ou conopée (ce mot est aussi synonyme de pavillon que nous verrons plus loin). Depuis le Concile Vatican 11, le tabernacle se trouve dans un lieu digne, mais séparé du maître-autel, de préférence dans une chapelle ou un autel secondaire où il peut servir à la piété des fidèles.

 

8.      Près du tabernacle, on trouve la lampe du sanctuaire qui, allumée en permanence, indique la présence du Seigneur Sacramentel (la Sainte Présence). Comme un fidèle serviteur, elle témoigne jour et nuit et indique la présence réelle du Seigneur Jésus. Notre premier salut, en entrant dans une église, doit être adressé au Saint Sacrement (Jésus présent dans le tabernacle). Le servant, en entrant dans une église va visiter le Saint Sacrement pour se disposer à servir de son mieux la Sainte Messe.

 

9.      Le bénitier est un récipient qui contient de l'eau préalablement bénie. Le bénitier est à l'entrée de l'église afin que les fidèles s'y mouillent les doigts et se signent de la croix en entrant et en sortant de l'église.

 

10.    Les candélabres sont des chandeliers de grande taille qui sont utilisés pour poser un cierge, nous rappellent les paroles de Jésus: « Je suis la Lumière du monde ». Christ illumine la vie des chrétiens. Le cierge est une grosse et grande chandelle. Les cierges sont un genre de représentation graphique de notre prière qui monte vers Dieu et de notre offrande à Dieu qui se doit d'être totale. Le cierge pascal est un très gros cierge dans lequel on incruste cinq pointes d'encens formant une croix lors de la bénédiction du samedi saint. On l'allume pour la messe et lors de certaines cérémonies comme le Baptême. De Pâques jusqu’à l'Ascension, on l'allume à toutes les célébrations, ensuite on ne l'allume que pour les célébrations spéciales (Baptême, Confirmation, etc).

 

11.    Le chemin de croix est constitué de quatorze (1 4) stations, quatorze croix de bois ou d'autre matériau clouées à égale distance sur les murs de l'église (à l'intérieur). Les quatorze croix peuvent être complétées de scènes sculptées ou peintes décrivant les étapes de la Passion de Jésus. Le chemin de croix représente les étapes du chemin de Jésus vers sa mort sur la croix, la via dolorosa.

 

12.    La fontaine baptismale (avec de l'eau courante) ou les fonds baptismaux (avec de l'eau stagnante) est généralement située dans le baptistaire, là où on baptise. Dans le baptistaire, on trouve généralement aussi le cierge pascal qu'on allume pour la célébration du Baptême.

 

13.    Le confessionnal (il peut y en avoir plus d'un) est une petite salle ou un meuble, souvent de bois, avec porte(s) et deux fenêtres grillagées. Au centre s'assied le prêtre qui accueille la confession de fidèles.




4


L'année liturgique



         Chaque semaine au jour du Seigneur (le dimanche), l'Église fait mémoire de la résurrection du Christ. Ce jour, les fidèles se réunissent pour écouter la Parole de Dieu et participer à l'Eucharistie.


         Afin de pouvoir vivre plus intensivement les grands moments de la vie de Jésus, l'Église a institué l'année liturgique.


         Dans l'année liturgique, nous pouvons remarquer deux grands cycles:

                  1.      Le cycle de la Nativité (ou cycle de Noël) qui commence par le temps de l'Avent et culmine avec l'Épiphanie.

                  2.      Le cycle Pascal qui commence par le mercredi des cendres et se termine par la Pentecôte.


A. Le cycle de la nativité

         1. Avent

         2. Nativité

         3. Épiphanie

 

1. L'Avent

         L'année liturgique commence à la fin-novembre ou au début de décembre par une période d'attende de la venue du Sauveur. Durant ces quatre semaines d'espérance, nous préparons notre coeur pour la venue de Jésus. C'est la période qui s'appelle l'Avent.


         « Avent » signifie: « venue, arrivée ». Ce terme veut souligner la triple venue du Christ (passée, présente et future). Notre foi affirme que Jésus vint (il est né de la Vierge Marie), qu'il vient (AUJOURD'HUI, il est visible par les signes des temps) et qu’il viendra (dans la gloire, à la fin des temps). C'est Jésus hier, aujourd'hui et demain.


         L'Avent compte quatre dimanches avant le 25 décembre. L'avent est fait de deux périodes:

                  a) du premier dimanche au 16 décembre,

                  b) du 17 au 24 décembre.


         C'est parce que l'Avent est un temps de joie et d'espérance (l'espérance de la venue du Seigneur) que nous chantons "Viens Seigneur, viens. Ne tarde plus" ou encore "Le Seigneur vient, il est tout près".


         Les grandes figures (les grands personnages) que nous présente la liturgie durant cette période sont les suivantes:

                                   Le prophète Isaïe;

                                   Jean-Baptiste;

                                   La Vierge Marie qui espère, prépare et réalise la venue du Seigneur


         En même temps que ce mois d'espérance de la Nativité de Jésus, l'ouvrier espère le retour au chantier, les étudiants les premières notes de mi-année, la famille espère le congé d'hiver et les commerçants les résultats financiers de l'année. Nous espérons tous le nouvel an et le monde entier espère la paix.


         Au Chili, ils ont la chance de vivre le mois marial qui commence par l'Assomption de Marie le 8 décembre. C'est une préparation parfaitement adaptée à l'espérance de l'Avent.



         Rappelle-toi que durant le temps de l'Avent:

                         la couleur liturgique est le violet;

                         on ne dit ni ne chante le Gloire à Dieu;

                         on chante l'Alléluia avant l'Evangile;

                         Le troisième dimanche de l'Avent, on peut utiliser le rose en tant que couleur liturgique.


         Au début de l'Avent, les servants pourraient confectionner une couronne de l’Avent: c'est une couronne de rameaux (ou de pin) avec quatre chandelles. La première semaine, on allume une seule chandelle. Ensuite, on allume une chandelle de plus chaque semaine. Cela symbolise la croissance de la lumière qu'entraîne le rapprochement de la Lumière qu'est Jésus.


 

2. La Nativité

         La fête de la Nativité (Noël) est la fin et le couronnement de ce temps d'attente et d'espérance. Le temps de la Nativité commence le 24 au soir (vêpres de la veille du 25 décembre) et se prolonge jusqu'au Baptême du Seigneur inclusivement. Pendant ce temps, l'Église en profite pour souligner les fêtes de la Sainte Famille (Jésus, Marie et Joseph) lors du dernier dimanche de l'année. La Sainte Famille est un exemple pour toutes nos familles.

 

3. L’Épiphanie

         Le jour des Rois, c'est la fête de l'Épiphanie. C'est la fête de la manifestation, de la révélation de Dieu à tous les humains. Le Christ est la Lumière pour tous les peuples.


         Le cycle de la Nativité se termine par la célébration du Baptême de Jésus par Jean-Baptiste. Le Baptême de Jésus se célèbre le dimanche suivant l'Épiphanie. Dieu nous envoie son Fils Unique, incarné.


B. Entre le cycle de la Nativité et le cycle pascal

Après le cycle de la Nativité s'insère la première série de dimanches du temps ordinaire.


         Les dimanches qui ne tombent pas durant les temps forts de la liturgie (qui ne tombent pas durant les temps liturgiques spéciaux) que sont le cycle de la Nativité (Avent, Nativité, Épiphanie) et le cycle pascal (Carême, Pâques, Pentecôte) se nomment dimanches du temps ordinaire. Il y a 33 ou 34 dimanches ordinaires par année. Ce temps s'appelle aussi le temps durant l'année ou encore le temps de l’Église. Ainsi donc, hors des temps spéciaux, les dimanches s'appellent ordinaires. C'est seulement un nom utile, car nous savons bien qu'aucun dimanche ne peut être « ordinaire, normal, courant, banal ». En effet, chaque dimanche nous rappelle le premier jour de la semaine, celui où Marie a trouvé le tombeau vide. Chaque dimanche du temps ordinaire nous aide à connaître mieux Jésus et son message d'Amour à travers des lectures différentes chaque semaine.


         Le temps de l’Église (temps ordinaire) est aussi celui qui vient entre la Pentecôte et l'Avent. Nous avons donc deux périodes de temps de l’Église:

                  a) entre l'Épiphanie et le mercredi des cendres;

                  b) entre la Pentecôte et le Christ-Roi.


         À partir du troisième dimanche du temps de l’Église, nous suivons le récit de l'Évangile de l'un des évangélistes:

                Saint Matthieu est notre guide durant l'année A (1999,2002,2005,2008,2011,...);

                Saint Marc est notre guide durant l'année B (2000, 2003, 2006, 2009, 2012, ...);

                Saint Luc est notre guide durant l'année C (2001, 2004, 2007, 2010, 2013 ... ).


         L'Évangile selon Saint Jean est pour sa part utilisé durant la période capitale de l'année: le Carême et les dimanches de Pâques.



C. Le cycle pascal

         1. Le Carême

         2. Le temps pascal

 

1. Le Carême

         Quarante jours avant Pâques, quarante jours avant la Résurrection, commence le Carême. C'est une période de préparation à la Résurrection. Le Carême va du mercredi des cendres au Dimanche des Rameaux. Le mercredi des cendres nous invite à la conversion. Nous sommes invités à nous rapprocher de Dieu par nos actes de privation, par la prière et le jeûne. Le temps du Carême est depuis toujours un temps de conversion nous rappelant les quarante jours de Jésus au désert et sa lutte contre les tentations. Le Carême compte cinq dimanches.


         Plus encore que l'Avent, le Carême est une période de sobriété liturgique. Rappelons que durant le Carême:

                                   on ne chante ni ne dit le Gloire à Dieu;

                                   on ne chante ni ne dit l'Alléluia,

                                   on ne met pas de fleurs sur l'autel;

                                   la couleur liturgique est le violet.


         Le Carême se termine le samedi avant le Dimanche des Rameaux. L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est rappelée lors du Dimanche des Rameaux. C'est le premier jour de la Semaine Sainte.

 

2. Le temps pascal (le temps de Pâques)

         Le coeur du cycle pascal, c'est le triduum pascal, c'est une période de trois jours qui commence par la nuit du Jeudi Saint et va jusqu'à la nuit du Dimanche de la Résurrection (Pâques). Il n'y pas de place dans ce petit manuel pour décrire toutes les liturgies du triduum pascal. Les servants devront étudier attentivement chacune des célébrations dans les rituels qui sont propres à chacune.


         Le dernier repas (dernière Cène) que Jésus a pris avec ses disciples, le Jeudi Saint, est la fête de l'Eucharistie. C'est la première fois que Jésus l'a célébrée. Il nous a dit de le faire nous aussi à sa manière. Chaque fois nous nous rappelons ses instructions ("Faites ceci en mémoire moi"). En matinée (le Jeudi Saint), se célèbre la Messe chrismale. Cette célébration est celle pendant laquelle l'évêque consacre l'huile pour des malades, et le saint chrême. Afin de permettre aux fidèles de participer à la messe chrismale, celle-ci est habituellement déplacée au mercredi précédent (mercredi soir). La messe du jeudi saint en soirée est une messe festive. C'est aussi la "fête du sacerdoce", de tous les prêtres. Après la Communion, la Sainte Réserve est portée en procession solennelle jusqu'à un lieu (Reposoir) où on pourra veiller en prière et en adoration durant la nuit. En même temps qu'on porte la Sainte Réserve au reposoir, on dénude l'autel et le maître-autel. En même temps aussi, on écoute la prière de Jésus au Jardin des Oliviers.


         Le Vendredi saint, nous rappelons la mort de Jésus sur la croix pour nous sauver. La liturgie de ce jour est d'une sobriété très éloquente. C'est le jour de la Passion de notre Seigneur. On ne célèbre pas l'Eucharistie. Les points culminants de la liturgie du Vendredi saint sont le récit de la Passion selon Saint Jean, la prière Universelle et la vénération de la croix. Le rite de la Communion commence par le Notre Père. C'est en ce jour que commence vraiment la célébration de Pâques, la célébration du « passage » de Jésus à travers la mort et la résurrection. Le Vendredi Saint est le premier acte de ce « passage ». La croix est la victoire de l'amour sur la mort et sur le péché.


         Rappelle-toi que le Vendredi Saint est:

                         jour de jeûne et d'abstinence, c'est-à-dire: diminuer les quantité de nourriture et ne pas manger de viande;

                         jour de silence et de ressourcement intérieur, jour de réflexion;

                         la couleur liturgique est le rouge.



         Le samedi Saint est un jour de silence, sans musique ou décorations. En ce jour il sied d'organiser des retraites pour approfondir le mystère pascal.


         La Vigile pascale (du Samedi Saint au dimanche) est la célébration de la mort et de la résurrection du Christ. C'est LA nuit sainte, la nuit qui remémore la victoire du Christ sur la mort, la nuit pendant laquelle l'Église, depuis son commencement, espère la seconde venue du Seigneur.


         Cette vigile demande beaucoup de travail de la part des servants. Ils devront être présents à des réunions préparatoires du groupe de liturgie.


         Au début, les fidèles écoutent les lectures de la Parole de Dieu qui leur rappellent l'histoire du Salut depuis la Création jusqu'à la résurrection de Jésus.


         On allume le cierge pascal image du Christ, qui illumine le monde. La nuit culmine dans la célébration des sacrements de Pâques: le Baptême par lequel l'humain meurt avec le Christ pour ressusciter avec Lui dans une vie nouvelle (Rom 6, 8), et l'Eucharistie dans laquelle les Apôtres reconnaissent le Seigneur par la fraction du pain.


 

2. Le temps pascal se prolonge sur sept semaines, ayant commencé par la fête de la
Résurrection

         Les cinquante jours suivant Pâques se prolongent comme un seul jour de fête, comme un seul grand dimanche. Durant toute cette période, l'Église chante la joie du Christ ressuscité. Les fêtes les plus importantes de cette période sont l'Ascension et la Pentecôte.


         L'Ascension célèbre le retour du Christ ressuscité vers la Maison de son Père. Ainsi nous ouvre-t-Il le chemin vers le Père. C'est la manifestation et la confirmation de toute la Gloire de Jésus-Christ comme Seigneur de l'Univers.


         La Pentecôte clôt le cycle pascal. C'est la célébration de la venue de l'Esprit Saint sur les apôtres. Jésus ne les laisse pas à eux-mêmes, mais au contraire Il leur envoi les dons nécessaires. Dans l'Ancien Testament, c'était au temps des récoltes. Selon Saint Luc (Actes des apôtres) c'est en ce jour (Pentecôte) qu'est née l'Église.


         Après la Pentecôte, il y a quelques grandes fêtes que souligne la liturgie:

                         La Sainte Trinité: un titre d'honneur au Père, au Fils et à 1'.Esprit Saint à la fin de ce cycle pascal;

                         Corpus Christi (la fête du Corps et du sang du Christ): se célèbre au second dimanche après la Pentecôte. En ce jour, il convient de porter le Saint Sacrement en procession solennelle;

                         Le vendredi après la Corpus Christi, l'Église célèbre le Sacré coeur de Jésus.


         Ici vient la seconde séquence de dimanches ordinaires (dimanches de l'Église).


         Les dimanches ordinaires reprennent le fil de l'Évangile de l'année (A, B ou C) qui avait été commencé avant le Carême.


         L'année liturgique se termine avec la fête du Christ-Roi.


D. Dimanches, féries et les trois grades de célébrations


         Après avoir appris les grandes lignes de l'année liturgique, il convient d'expliquer quelques termes avec lesquels les servants auront à travailler lorsqu'ils consulteront le calendrier liturgique.


FÉRIE

 

         La liturgie distingue entre le DIMANCHE (lequel commence par les vêpres du samedi) et les féries, qui sont les autres jours de la semaine. Les jours pendant lesquels on ne commémore aucun saint s'appelle généralement aussi « férie » et la Messe qui est célébrée s'appelle « Messe de férie » ou « Messe fériale ». Les féries peuvent être courantes ou privilégiées. Les féries privilégiées sont ceux de l'Avent et du Carême.

 

 

MÉMOIRE, FÊTE, SOLENNITÉ

 

         Il ne pourrait tarder le jour où le servant rencontrera dans le calendrier liturgique la mention "mémoire" (libre ou obligatoire), "solennité" ou "fête". Cela parce que la liturgie distingue trois grades dans ses célébrations:

            Les mémoires sont des célébrations discrètes qui n'ajoutent que peu à la célébration qui correspond au jour. La mémoire est obligatoire ou libre: obligatoire doit être célébrée-, la mémoire libre se célèbre ou non selon la piété locale.

            Les fêtes sont de célébrations de plus grande importance, mais qui se réalisent totalement au jour désigné pour la fête.

            Les solennités sont des célébrations encore plus importantes:

                  1) Commencent toujours à Vêpres (le soir du jour précédent),

                  2) Parfois (Noël et Pentecôte) comportent une vigile (une messe spéciale le soir précédent),

                  3) Parfois (Noël et Pâques) comportent un « Octave » (la célébration se prolonge durant toute la semaine suivante).

 

 

         Les solennités peuvent avoir une date fixe ou non.

Les solennités dont les dates sont fixes sont les suivantes:

                 Sainte Marie mère de Dieu:                      1 janvier

                 Epiphanie                                                  6 janvier (ou dimanche suivant)

                 Saint Joseph époux de la Vierge Marie    19 mars

                 Annonciation du Seigneur                        25 mars

                 Nativité de Jean-Baptiste                          24 juin

                 Assomption de la Vierge Marie                15 août

                 Tous les saints                                          1er novembre

                 Immaculée conception de la Vierge         8 décembre

                 Nativité du Seigneur                                 25 décembre

 

Les solennités dont les dates changent sont les suivantes:

                 Pâques

                 Ascension

                 Pentecôte

                 Sainte Trinité

                 Corpus Christi

                 Sacré Coeur de Jésus

                 Christ-Roi

 

         En plus des solennités, il y a un certain nombre de fêtes et mémoires du Seigneur, de la saint Vierge et des saints qui sont célébrées à date fixe ou à tel jour de tel mois. Ces fêtes se trouvent dans les calendriers liturgiques avec la mention du grade de fête ou de solennité propre à chaque diocèse ou même à chaque Église locale. Les religieux (et religieuses) donnent plus d’importance à la célébration du titulaire de leur Ordre ou la célébration de l’anniversaire de leur fondateur en tant que solennité ou fête selon le cas. Nombreuses célébrations reliées à Marie ont des grades de solennité ou de fête ou de mémoire. En voici une liste pour plus de clarté.

 

Solennités mariales

                 L’Immaculée conception                          8 décembre

                 Sainte Marie mère de Dieu                       1er janvier

                 L’Annonciation du Seigneur                    25 mars (fête conjointe de Jésus et de Marie)

                 L’Assomption de la Vierge                      15 août

 

Fêtes mariales

                 Nativité de Marie                                      8 septembre

                 La Visitation de Marie                              31 mai

                 La présentation de Jésus au temps            2 février (fête conjointe de Jésus et de Marie)

                 Notre-Dame de Guadeloupe                     12 décembre (patronne des Amériques)

 

Mémoires mariales

                 Notre-Darne de Lourdes                           11 février

                 Dédicace de la Basilique Ste-Marie Majeure              5 août

                 Marie reine du monde                              22 août

                 Notre-Dame du Rosaire                            7 octobre

                 Présentation de Marie au temple              21 novembre

                 Coeur Immaculé de Marie                        samedi après le second dimanche après la Pentecôte

 

         Les mêmes grades peuvent distinguer les anniversaires et commémorations des saints. Certaines sont solennités (Saint Joseph, Saint Pierre et Saint Paul, Tous les saints), d'autres des fêtes (les apôtres,- les évangélistes, Saint Sébastien, Saint Laurent, les Saints Innocents) et d'autres encore sont des mémoires libres ou obligatoires.

 

E. Les jours d'obligation

         Nous appelons « jours d'obligation » ou « fête réservée » les fêtes religieuses qui ne tombent pas un dimanche, mais pendant lesquelles nous devons participer à la célébration eucharistique comme si c'était un dimanche. Au Chili, ces jours sont:

                 L'Assomption de la Vierge Marie            15 août

                 Tous les saints                                          1er novembre

                 L'Immaculée conception                           8 décembre

                 Noël                                                          25 décembre

 



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Vêtements, ornements, linges et couleurs liturgiques



A. Vêtements et ornements

 

1.    L'aube est la tunique blanche (« aube » vient du latin « albus » qui signifie « blanc ») qui couvre le président de haut en bas et qui, parfois, est serré à la taille par un ceinturon (cingulon) ou un cordon. L'aube symbolise la pureté du coeur que le prêtre doit avoir pour être à l'autel. L'aube est aussi le vêtement de tous les ministres, tant clercs que laïcs. Les servants aussi peuvent se vêtir d'une aube. Autrefois, les servants revêtaient la soutane et le surplis, en noir et rouge, ou encore l'habit religieux. Aujourd'hui, cela est plutôt rare. L'aube peut être utilisée avec ou sans amict, avec ou sans ceinturon (termes expliqués ci-bas) selon la coupe de l'aube et selon la personne qui la porte. Il est évident que l'aube doit toujours être bien propre et repassée (si elle est froissable). Pour la vêtir avec facilité, introduis d'abord ta tête et tes épaules et ensuite le bras droit et, finalement, le bras gauche. Pour l'enlever, sort d'abord le bras gauche, puis la tête et enfin le bras droit.

 

2.    L'étole est la bande de tissus longue et étroite que le prêtre porte au cou. L'évêque et le prêtre la porte sur les deux épaules de façons à faire tomber par en avant les deux bandes de façon parallèle et égale. Le diacre la porte en croisé, la passant sur l'épaule gauche et laissant tomber les bandes (les deux) du côté droit (à la hauteur de la hanche, environ). L'étole peut être portée par-dessus ou par-dessous du ceinturon. Quand elle est dessous, le ceinturon la tient en place. On peut voir aussi des étoles "triple": deux pans tombent devant et un derrière.

 

3.    La chasuble, est une espèce de poncho avec une ouverture au centre pour y passer la tête. Elle couvre l'évêque ou le prêtre des épaules aux genoux et des épaules aux poignets, devant et derrière. La chasuble ne se porte que dans les Eucharisties.

 

4.    L'amict est un linge carré ou rectangulaire de lin blanc. Ses dimensions sont d'environ 60 à 70 centimètres de côté et du double de longueur. L'amict se porte au cou et sur les épaules pour protéger les autres vêtement liturgiques de la transpiration. L'amict se porte sous l'aube quand elle ne couvre pas entièrement le cou.

 

5.    Le cingulon (ou ceinturon) est un cordon qui soutient ou serre l'aube à la taille.

 

6.    La dalmatique est une espèce de chasuble avec des manches qu'utilisent les diacres.

 

7.    La cape pluviale (du latin vulgaire « plovere », pleuvoir, parce qu’originellement elle fut employée pour se protéger durant les processions) ou cape de choeur couvre tout le dos du prêtre et tombe aux pieds. On l'attache à soi par une simple épingle. On l'utilise quelques fois lors de la bénédiction du saint Sacrement et lors de certaines processions. Aujourd'hui, on l'utilise rarement dans d'autres célébrations tels Baptême, Mariage, Funérailles ou Confirmation. L'usage de la cape est facultatif, c'est-à-dire qu'on est libre de l'utiliser ou non.

 

8.    Le voile huméral (du latin « humerus », l'os qui va de l'épaule au coude) est un voile, une espèce de châle d'environ deux mètres de longueur par moins d'un demi mètre de large. L'évêque ou le prêtre se couvre les épaules, les bras et s'enveloppe les mains de ce voile pour prendre la custode ou l'ostensoir. On ne l'utilise que dans les processions ou les bénédictions avec le saint Sacrement.

 

9.    La cotte est un vêtement blanc qui ne descend plus bas que la moitié du corps. La cotte a des manches courtes et amples.

 

10.  Le surplis est une tunique blanche qui ressemble à une toge blanche. Les prêtres utilisent parfois le surplis à la place de l'aube durant des sacrements, des bénédictions ou enterrements. Il a les manches plus amples que le roquette.

 

11.  Le roquette est une aube qui va jusqu'aux chevilles et porte des broderies aux extrémités. Il ressemble au surplis, mais s'en différencie par ses manches étroites.



B. Insignes épiscopaux

 

       a. L'évêque porte la mitre. C'est une espèce de chapeau avec deux pointes vers en haut. La mitre a aussi deux bandes qui tombent sur la nuque.

       b. La crosse est un bâton ou une canne qu'utilise l'évêque. Elle symbolise que l'évêque est pasteur.

       c. La calotte est une pièce de tissus de forme ronde et concave qui couvre le sommet de la tête. Le pape a une calotte blanche, les cardinaux des calottes rouges et les évêques de calottes violettes. On enlève la calotte en présence du saint Sacrement.

       d. L'anneau signifie l'union de l'évêque avec l'Église.

       e. Le pectoral ou la croix pectorale est la croix que les évêques portent sur la poitrine.



C. Les linges liturgiques

 

1.    Le corporal est appelé ainsi parce que c'est sur lui qu'on pose le Corps du Christ. C'est un petit linge carré blanc. Il a 30 centimètres de côté. On le plie en trois parties égales dans un sens, puis trois parties égales dans l'autre. Sur le corporal, quand il est déplié sur l'autel, on pose le calice et la patène. Sur le corporal, donc, reposent les vases sacrés qui contiennent le Saint Sacrement. On le déplie sur l'autel durant la messe, mais aussi quand il y a des bénédictions avec le Saint Sacrement. Il y a un corporal dans le tabernacle, sous les ciboires. On 1'utflise aussi lorsqu'on va porter la Communion aux malades.

 

2.    Le purificatoire est un petit linge de 30 centimètres de côtés qu'on plie en trois, puis en deux. Il sert à laver, ou "purifier" la patène, le calice, le porte-viatique, la custode et le ciboire. Il sert aussi au prêtre à s'éponger la bouche et les doigts après la Communion.

 

3.    La pale est un linge empesé, rigide, d'environ 15 centimètres de côté. Il est fait d'un tissus blanc qui est laissé tel quel d'un côté alors qu'il est orné (décoré) de l'autre. Il sert à couvrir le calice quand il y a du vin (consacré ou non) afin d'éviter que ne tombent dans le calice des impuretés ou des insectes. Le pale est carré et double. Entre les deux épaisseurs on glisse un carton pour lui donner de la rigidité.

 

4.    Le manuterge est une petite serviette avec laquelle le prêtre s'essuie les mains après le "lavabo" (lavement des mains après la présentation des offrandes). Pour que le lavabo ait tout son sens, il vaut mieux que le manuterge soit vraiment une serviette.

 

5.    La nappe d'autel est un linge qui couvre l'autel et tombe de chaque côté.


 

      *Note:       Tous les linges liturgiques doivent être propres et bien repassés. On ne doit pas s'en servir autrement que pour la liturgie. Ils doivent être lavés par une personne désignée spécialement pour cela. Le corporal et le purificatoire, parce qu'ils sont en contact direct avec le Corps et le Sang du Seigneur, se lavent à part des autres. L'eau qu'on utilise pour les laver doit tomber directement dans le sol, non dans les égouts. Le corporal doit être repassé en neuf parties. Le manuterge ne doit pas être le même que le purificatoire. Le manuterge est bien plus une serviette qui sert à s'essuyer les mains qu'un linge très spécifiquement liturgique.



D. Les couleurs liturgiques


         La chasuble et l'étole (comme la cape pluviale et le voile huméral) ont une couleur différente selon la période de l'année liturgique ou selon qu'il y a une fête à souligner.

 

       Le blanc est le symbole de la joie, de la lumière et de la pureté. On utilise le blanc durant le temps pascal et dans les fêtes du Christ, de la Vierge Marie et des saints qui ne sont pas morts martyrs.

       Le rouge symbolise le sang versé par les martyrs, mais aussi le feu du Saint-Esprit. Le rouge s'utilise lors des fêtes des martyrs et de la Croix Glorieuse, à la Pentecôte et au Vendredi Saint.

       Le vert symbolise l'espérance dans le Christ. On utilise le vert durant le temps "ordinaire".

       Le violet symbolise le pardon et la pénitence. On utilise le violet durant l'Avent et le Carême. Le violet est aussi la couleur qu'on utilise lors des funérailles et de la liturgie pénitentielle.



         On peut utiliser la même couleur que celle de vêtements pour la décoration de l'autel, du tabernacle (le voile ou conopée), de l'ambon ou tout autre lieu décoré de l'église.


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Vases sacrés et ustensiles, et leurs fonctions



 

1. Le calice     contient le vin qui sera transformé en Sang du Christ au moment de la Consécration. À cause de cela, c'est un objet que nous devons toujours manipuler avec soin et respect. Le vin qui est utilisé dans l'Eucharistie doit être fait de raisin seulement, c'est-à-dire que le vin ne doit pas être contaminé par quelque autre substance que ce soit. Pour cette raison, on ne le trouve habituellement pas au supermarché, mais seulement là où on peut nous garantir la qualité et la pureté. Pour sa valeur symbolique, le vin rouge est préférable au blanc, car il signifie mieux le sang du Christ. On ne conserve pas le vin consacré, il doit être tout bu durant la célébration. La partie intérieure du calice doit être faite d'un matériau noble et imperméable (qui n'absorbe pas le liquide).

Le calice doit pouvoir être lavé facilement et être d'un matériau qui ne s'altère pas (ni rouille, ni changement de couleur, ni changement de forme ne peut être toléré). On ne doit jamais l'utiliser à autre chose qu'à la célébration liturgique

 

2. La patène    est le petit plateau sur lequel (ou dans lequel) on met les hosties qui seront consacrés durant l'Eucharistie. Traditionnellement, c'est une espèce de soucoupe plate.

Les servants doivent faire à attention pour que les hosties ne se mouillent, ni ne se gonflent d'humidité. Il faut les conserver dans leur emballage hermétique le plus longtemps possible avant de les sortir pour s'en servir. Il vaut mieux n'avoir qu'une petite quantité dans la Réserve (dans le Tabernacle) et n'utiliser que les hosties consacrées durant la célébration à laquelle participent les gens. Il est évident qu'on ne remettra pas les hosties consacrées dans la réserve d'hosties non consacrées de la sacristie! Un servant bien formé ne commettra jamais une telle erreur. Les hosties consacrées qui n'ont pas été distribuées lors de la Communion doivent être mises dans la Réserve (dans le Tabernacle).

On doit porter attention à l'entreposage du pain (hosties) et du vin afin qu'ils ne se détériorent ni ne se corrompent (que le vin ne tourne pas en vinaigre, que les hosties ne se gonflent pas d'humidité ni ne s'assèchent jusqu'à être difficiles à partager).

 

3. Le ciboire   est un calice avec un couvercle (couvercle qui a souvent une croix à son sommet) dans lequel on conserve les hosties consacrées. On met le ciboire dans le tabernacle. Parfois, le ciboire peut avoir un pavillon ou un conopée quand il contient le Saint Sacrement. Le conopée est une voile rond, de tissus fin et souvent décoré. Le conopée peut être blanc, doré ou de la couleur liturgique du jour.

 

4. Les burettes    sont de petites bouteilles (de verre, de pierre ou de métal) qui servent à apporter l'eau et le vin à l'autel et à faire le mélange nécessaire pour l'Eucharistie.

 

5. L'ostensoir  est un vase saint de métal qui a habituellement forme d'un soleil. L'ostensoir sert à exposer le Saint Sacrement (l'hostie consacrée) ou porter le Saint Sacrement en procession.

 

6. La lunule     est un petit contenant de verre ou d'un matériau noble dans lequel on met le Saint Sacrement afin de la mettre dans l'ostensoir. La lunule s'appelle aussi lunette.

 

7. Les chrismes   sont les deux vases destinés à recevoir les Huiles Saintes, à savoir le Saint Chrême et l'huile des malades. Chaque chrisme doit être identifié par les initiales de l'huile qu'il contient.

 

8. La custode  (ou porte-viatique) est un petit contenant qui sert à porter la Communion (ou viatique) aux malades.

 

9. L' acerte      est un récipient ou une petite bouteille qui sert à porter l'eau bénite lors des bénédictions et des aspersions.

 

10. L'écouvillon  est un bâton de métal rempli de petits trous qui sert à asperger (arroser de petites gouttes) les fidèles d'eau bénite. On l'appelle aussi l'hysope parce que, anciennement, on utilisait une branche d'hysope (une plante) pour asperger d'eau bénite.

 

11. L'encensoir   (ou le taurobole) est un genre de brasero ou petit fourneau avec un couvercle. Il sert à garder vivant le feu nécessaire pour l'encensement. On manipule l'encensoir avec des chaînettes qui servent aussi de guides pour le couvercle. On peut ainsi ouvrir la base et garder une ouverture de la grandeur qui convient.

 

12. La navette est le complément parfait de l'encensoir, car il contient l'encens qui va être brûlé. On l'appelle "navette" parce que ce contenant métallique ressemble souvent à une barque (en latin "nave") miniature. On y met de l'encens en poudre ou en granule. L'encens est une résine qui diffuse une odeur agréable quand on le brûle. Il est un signe de notre oraison (prière) qui monte vers Dieu.

 

13. Les clochettes    servent à attirer l'attention des fidèles sur un moment solennel de la célébration, comme durant la Consécration ou durant le Gloria (Gloire à Dieu) de la Vigile pascale. On ne tinte (sonne) pas les clochettes durant la période qui va de la fin du Jeudi Saint au Gloria de la messe de la Vigile pascale. Le tintement des clochettes doit toujours être bref est doux. Tu dois déposer les clochettes dans un endroit où elles ne seront pas accrochées accidentellement.


14. Pour laver les mains, on ne doit pas utiliser la burette d'eau. Il vaut mieux utiliser un contenant à part ou le lavatorio ou quelconque autre contenant qui ne soit pas la burette d'eau. On n'utilisera pas non plus le plateau des burettes (pour recevoir l'eau salie) ni le purificatoire (pour s'essuyer les mains) qui ne sont pas destinés à cette fin.


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Les livres liturgiques


 

1)   Le missel est le livre d'autel qui contient les prières et les textes de la messe. C'est le livre du président.

 

2)   Le lectionnaire contient les lectures bibliques. Ce sont des extraits de la Bible choisis en fonction des diverses célébrations au cours de l'année ou selon les circonstances. C'est le livre de l'ambon. On ne pose pas le lectionnaire sur l'autel.

Il y a plusieurs lectionnaires:

                a)   Le lectionnaire dominical, avec les lectures de tous les dimanches des trois cycles;

                b)   Le lectionnaire pour l'Avent et la Nativité;

                c)   Le lectionnaire pour le Carême et le temps pascal;

                d)   Le lectionnaire férial (pour les dimanches du temps ordinaire);

                e)   Le lectionnaire sanctoral (pour les fêtes des saints);

                f)   Le lectionnaire pour les messes votives, rituel pour diverses circonstances;

                g)   Le lectionnaire de semaine avec toutes les lectures des lundis au samedis "ordinaires".

 

3)   Les rituels contiennent le développement, les descriptions des sacrements. Il y a le rituel du Baptême, le rituel du Mariage, le rituel des malades, le rituel des obsèques (funérailles).

 

4)   La Liturgie des Heures (ou Office divin) est un livre (un ou plusieurs tomes) qui contient les psaumes et autres prières spécifiques pour certaines « heures » du jour. Tous les prêtres, tous les religieux, toutes les religieuses, et les laïcs qui le désirent, l'utilisent pour prier.

 

5)   Le pontifical contient les textes et rubriques de certaines fonctions solennelles réservées à l'évêque, comme la Confirmation, l'ordination, la Consécration épiscopale ou la Dédicace d'un temple.


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Attitudes, postures et gestes liturgiques



       Par notre posture, notre tenue du corps, nous montrons ce que nous vivons intérieurement et croyons au fond de notre coeur. Nous montrons notre respect face à la maison de Dieu par une attitude digne. Quand nous nous déplaçons dans le choeur, tout le monde le voit. Si notre attitude inspire le respect nous aidons les fidèles à mieux participer à l'Eucharistie. Cela vaut aussi pour la participation aux réponses (en même temps que les fidèles) et le chant. Certains chants accompagnent les actions liturgiques. Quand les servants sont occupés par ces actes à poser (comme au moment de la présentation des offrandes), ils ne peuvent pas chanter, mais dans les autres moments, les chants qui sont pour tous sont aussi pour les servants. Les acolytes doivent participer activement aux prières et aux chants qui conviennent au peuple et donner ainsi un bon exemple et un témoignage de foi.


       Durant l'Eucharistie, le servant adopte différentes attitudes et postures. Nous présentons ici des attitudes habituelles, mais qui peuvent varier selon les circonstances et les coutumes paroissiales:

          Être debout est la posture liturgique par excellence. L'homme ressuscité se tient debout devant Dieu. Cette attitude montre notre disponibilité à être ce que le Christ souhaite de nous. Être debout indique notre attention et notre respect. Rester debout longtemps durant une liturgie relève parfois de l'art. Il y a une différence énorme entre un servant qui s'accote et s'appuie sur un mur ou un meuble et celui qui se tient bien droit....

Au cours de l'eucharistie nous nous tenons debout:

                       Du début (de la procession d'entrée) à la fin de la Prière d'entrée;

                       De l'acclamation à l'Évangile (Alléluia) à la fin de la prière universelle (sauf durant l'homélie pendant laquelle on s'assied);

                       Durant la Prière eucharistique et la préparation de la Communion;

                       De la Prière après la Communion, à la fin de la célébration.

 

          Être agenouillé (à genoux) est la posture de l'adoration. Cela exprime l'humilité et la soumission. L'agenouillement peut aussi indiquer que nous sommes repentants et que nous demandons pardon. Parfois certaines personnes, pour se lever après l'agenouillement se courbent complètement pour s'appuyer. Se lever avec le dos bien droit a bien meilleure allure!

Les servants peuvent s'agenouiller durant la Consécration c'est la posture d'adoration devant ce grand Mystère de notre foi.

 

          Être assis est la posture de recueillement et d'écoute. Rappelle-toi que de la nef, tous peuvent te voir et t'observent. Ce n'est pas très inspirant pour eux de ne voir personne dans le choeur qui soit pas attentif aux lectures ou à la prédication. On dit qu'on peut « lire » sur la figure des servants quand ils sont concentrés ou non: des fois on les voit regarder le décor ou examiner une à une les personnes présentes d'autres fois on les voit dormir ou « cogner des clous », d'autres fois encore on en voit un qui montre clairement que la prédication ne l'intéresse absolument pas.

Durant la Messe, nous sommes assis:

                  pour écouter avec respect les premières lectures et le psaume;

                  durant l'homélie (le sermon, la prédication);

                  pour prier en silence après la Communion;

 

Quand ils sont assis, les servants posent leurs mains sur les genoux. Ils ne croisent pas les jambes.

 

          S'agenouiller ou faire la génuflexion signifie que tu te fais petit devant le Seigneur. C'est une posture de respect, d'adoration et d'humilité. Nous faisons la génuflexion en entrant dans une chapelle ou une église, là où il y a le Saint Sacrement (la présence réelle du Christ).

Comme servant, tu t'agenouilles ou fait la génuflexion avec le prêtre qui préside, face au Tabernacle (où on garde le Corps du Christ sacramentel) au début et à la fin de la messe.

La génuflexion se fait comme suit: on plie les genoux, le genou de droite allant toucher au sol, le genou de gauche restant au-dessus du sol. On effectue ce mouvement en gardant le corps bien droit et les mains jointes sur la poitrine ou jointes posées sur le genou gauche. La position du corps se doit d'être bien tenue, la tête et le tronc droits et les pieds joints.

 

          Joindre les mains est une posture d'oraison (de prière). C'est la posture normale du servant durant la célébration. Les mains doivent toujours être libres. Garde-les jointes sur la poitrine.

 

          Incliner la tête exprime la révérence. Il y a toujours eu une différence entre la simple inclinaison de la tête et l'inclinaison profonde de la tête aux épaules.

On peut faire la révérence:

                       quand on entend le nom du Père, du Fils et de l'Esprit Saint ou quand on entend le nom de Jésus ou de Marie;

                       quand tu offres quelque chose au prêtre, par exemple: les burettes. Tu peux alors faire une petite inclinaison de la tête avant de te retirer;

                       après avoir encensé quelqu'un.

 

          Incliner le corps redit l'honneur que nous devons à Dieu. Je salue Dieu quand je m'incline ainsi.

Les servants peuvent s'incliner:

                       quand ils saluent l'autel (quand il n'y a pas de tabernacle ni de Saint Sacrement);

                       durant la Consécration s'il n'est pas possible d'être à genou;

                       quand ils reçoivent une bénédiction, quand ils passent devant l'autel.

 

          Changer de place est un acte en soi. Bien souvent on surprend des commentaires sur la façon qu'a quelqu'un de se déplacer. La personne intéressée est souvent surprise des commentaires. "C'est vrai que je me déplace ainsi.? Jamais je n'avais su ça. Jamais je ne m'en suis rendu compte." Qui n'est pas surpris de sa propre voix sur un répondeur? Qui n'est pas étonné de soi en se voyant sur un film? Telle est ma voix? Telle est mon apparence? À cause de cela, de se corriger les uns les autres peut être un grand service que se rendent les servants si cela est fait avec un sens critique et un désir de permettre à l'autre de s'améliorer. Il convient d'accepter les remarques: « Malgré mes meilleures intentions, je croyais marcher comme il faut et voilà qu'on me dit que ce semble peu solennel. Je croyais me tenir bien droit debout, mais voilà qu'on me dit'que je ne suis pas ainsi. »

Les déplacements ne sont pas seulement des passages d'un lieu à un autre pour chercher ou prendre quelque chose. L'action même de marcher signifie quelque chose en liturgie. Par exemple, l'entrée solennelle: ce n'est pas seulement une entrée, mais une procession d'entrée qui est un élément du rituel liturgique. S'avancer jusqu'à l'autel peut prendre un certain temps. Ce n'est pas l'objectif "d'arriver à l'autel" qui compte, mais par-dessus tout d'entrer en célébration. Les servants ne doivent pas se presser pour avancer en procession, surtout quand le choeur de chant fait partie du groupe.

Ce n'est pas si difficile d'adapter le pas à un groupe, mais c'est différent de "changer de lieu" et d'avancer en procession. Si tu te presses et que les fidèles te voient, tous se presseront aussi. Dans la préparation du futur servant, il faut penser inclure des exercices aussi simple que celui de traverser le choeur de façon adéquate. Il est évident que les servants ne doivent jamais se retirer durant une célébration.

Rappelle-toi: quand tu changes de place, fais-le lentement et avec dignité. Sans courir!

 

          La main sur la poitrine: tu peux le faire quand tu offres quelque chose au prêtre avec la main droite, l'autre peut reposer sur ta poitrine.

 

          Se taper la poitrine exprime le repentir (le regret et le désir de se reprendre à l'avenir). Par ce geste nous confessons nos fautes et nous nous avouons pécheurs. C'est important de le faire lentement et de façon détendue. Il ne faut pas se taper la poitrine très fort, c'est un geste symbolique.
Nous nous tapons la poitrine durant l'acte pénitentiel, au début de la messe, durant le "Je confesse à Dieu..." en synchronisation avec "j'ai péché, en parole, en action..,"

 

          Faire le signe de croix (se signer de la croix). La croix et le signe de croix sont semblables: le signe par excellence des chrétiens. Il faut le faire sans se dépêcher. Espérons que les servants le feront en même temps que le prêtre. Le signe de croix se fait sur soi-même, en commençant par le front, puis la poitrine et l'épaule gauche et ensuite l'épaule droite, en utilisant la main droite. On se signe de la croix au début et à la fin de la célébration.

Il y a aussi la forme triple: on trace avec le pouce droit une petite croix sur le front, sur la bouche et sur la poitrine. La forme triple est utilisée avant la proclamation de ]'Évangile.


Autres postures, attitudes et gestes de la liturgie


       Les postures suivantes correspondent presque toutes au prêtre qui préside. Il est toutefois bon que les servants en connaissent la signification.

 

           Se prostrer c'est s'étendre au sol face contre terre. Il est évident que cette posture exprime l'humilité et l'indignité face à Dieu. Le prêtre se prostre lors de la célébration de l'après-midi du Vendredi Saint. Il s'est prostré aussi lors de ses ordinations diaconale et presbytérale. Dans certaines congrégations, les religieux qui font leurs voeux perpétuels se prostrent aussi.

 

           On impose les mains pour signifier la transmission de la Grâce ou le don de l'Esprit Saint. On peut imposer les mains à une seule personne ou à toute une assemblée. Le prêtre impose les mains dans tous les Sacrements: Baptême, Eucharistie, Mariage, lors de l'absolution (dans le Sacrement de la Réconciliation) et avant d'oindre (marquer d'huile) un malade ou un moribond. L'évêque impose les mains au confirmant ou à l’ordinant (au diaconat ou au sacerdoce). Les parents peuvent aussi imposer les mains à leurs enfants pour les bénir (cf tradition du nouvel an).

 

           Le prêtre baise l'autel qui est symbole du Christ, tout comme le livres des Évangiles (évangéliaire) et la croix. C'est un signe d'affection ' et de gratitude, de respect et de vénération, un témoignage d'adhésion et de réconciliation.

 

           Signer de la croix quelqu'un d'autre ou quelque chose pour le bénir.


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La structure de l’Eucharistie



       Nous distinguons quatre parties dans la liturgie eucharistique:

 

1.    Le rite d'entrée comprend tout ce qui précède la Parole, c'est-à-dire:

           -   la procession d'entrée qui est accompagnée d'un chant;

           -   Le salut à l'autel et à l'assemblée;

           -   le rite pénitentiel, incluant le "Kyrie" (Seigneur prends pitié);

           -   le Gloria (Gloire à Dieu) qui est chanté ou récité le dimanche, lors d'une solennité, lors d'une fête (sauf durant l'Avent et le Carême);

           -   la prière d'entrée (collecta) que le prêtre adresse au Père au nom de toute l'assemblée.

Tout cela forme une introduction et une préparation pour que les fidèles se disposent à bien écouter la Parole de Dieu et à célébrer dignement l'Eucharistie.

 

2.    La liturgie de la Parole compte:

           -   la première lecture, généralement tirée de l'Ancien Testament;

           -   le psaume responsorial, chanté ou récité;

           -   la deuxième lecture, tirée du Nouveau Testament (de saint Paul ou d'un autre apôtre (Jacques, Pierre, Jean ou Luc), des Actes ou de l'Apocalypse);

           -   l'acclamation à l',Évangile. On chante "Alléluia" (on ne chante pas l'Alléluia durant le Carême). Durant ce chant, deux des servants se placent de chaque côté de l'ambon avec chacun un cierge allumé;

           -   la proclamation de l'Évangile. Dieu Lui-même nous adresse la parole;

           -   l'acclamation après l'Évangile. Les servants répondent avec l'assemblée "Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus!";

           -   l'homélie (ou prédication) que les servants doivent bien écouter, assis chacun à sa place avec les mains sur les genoux;

           -   le Credo ("Je crois en Dieu' ... ), procession de la foi. Tous ensemble nous disons notre foi;

           -   les prières universelles (ou prières des fidèles) que sont les demandes de l'Église Universelle pour le monde, pour la société, pour les autres nécessités locales ou mondiales, pour la communauté présente.

 

3.    La prière eucharistique comprend:

           -   La préparation et la présentation des offrandes et dons;

Les servants peuvent placer sur l'autel le corporal, le purificatoire, le missel (s'il n'y est pas déjà), le calice. Ils présentent au prêtre le pain, le vin et la burette d'eau. Des fois le pain et le vin sont apportés par les fidèles. Le prêtre ou le diacre s'avance pour les recevoir. Dans un tel cas, les servants peuvent l'aider à recueillir ces offrandes et à les apporter à l'autel. Les offrandes apportées à l'autel peuvent être encensées. Après cela, on peut encenser le président (prêtre) et l'assemblée. Les servants concernés apportent l'encensoir et la navette.

       La prière eucharistique qui est le point central, le moment culminant de toute la célébration se passe en trois moments:

 

       *  Premier:

           -   Le dialogue initial:
« Le Seigneur soit avec vous...
Élevons notre coeur...
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu
Vraiment il est juste et bon de te rendre gloire... »

           -   La préface

           -   Le Sanctus,(Saint, saint, saint...)

 

       *  Deuxième

           -   L'invocation de l'Esprit Saint (ou première épiclèse): imploration du pouvoir de Dieu sur les dons pour qu'Il transforme ce pain et ce vin en son Corps et son Sang (quand le prêtre tient les mains au-dessus des hosties et du vin)

           -   Le récit de la Cène (narration de l'institution de l'Eucharistie par Jésus): le prêtre répète les mots et les gestes que Jésus a dits et a faits lors de la Dernière Cène. C'est le moment de la Consécration.
Les servants peuvent être à genoux ou accompagner chaque élévation et chaque génuflexion par une inclinaison profonde du corps. Si on utilise l'encens, un des servants peut se placer à genoux devant l'autel et encenser à chaque élévation.

 

       *  Troisième

           -   L'acclamation:"Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus. Nous célébrons ta Résurrection. Nous attendons ta venue dans la Gloire."

           -   La prière d'offrande, comprenant:

                  le Mémorial (ou anamnèse) de la Passion, Résurrection, Ascension du Christ. "Père, célébrant la mort et la Résurrection de ton Fils..."

 

                  l'oblation dans laquelle le prêtre offre au Père le Pain immaculé. "Nous t'offrons le pain de la vie éternelle et la coupe du Salut."

                  la deuxième épiclèse: "Nous te demandons humblement que ton Esprit Saint nous fasse participer à l'unité du Corps et du Sang..."

                  les intersessions: "Rappelle-toi Seigneur de..."

              La commémoration des saints;

              La Doxologie qui exprime la glorification de Dieu. Après "Par Lui, avec Lui et en Lui...", tous répondent: "AMEN"


       Le rite de la Communion, qui comprend:

              le Notre Père;

              le rite de paix;

              la fraction du pain;

              l'immixion (ou mélange): le prêtre met un morceau d'hostie dans le vin;

              l'Agneau de Dieu (Agnus Dei);

              préparation privée du prêtre;

              invitation à la Communion "Voici l'Agneau de Dieu... »;

               la Communion;

              prière en silence;

              prière après la Communion.

 

4)   Le rite de conclusion comprend:

              La salutation et la bénédiction (les servants s'inclinent);

              L'envoi en mission: "Allez dans la paix du Christ.", à quoi nous répondons: "Nous rendons grâce à Dieu". La communauté sort, va témoigner du Christ dans le monde. L'Eucharistie continue d'être célébrée à travers la vie.



Schéma de la célébration eucharistique

 

I.      Rite d'accueil

                         Chant

                         Salutation

                         Acte pénitentiel

                         "Seigneur prends pitié" (Kyrie)

                         Gloria

                         Prière d'entrée

II.     Liturgie de la Parole

                         Lecture de l'Ancien Testament

                         Psaume responsorial

                         Lecture du Nouveau Testament

                         Alléluia

                         Évangile

                         Homélie

                         Credo: "Je crois en Dieu..."

                         Prières universelles

III.   Liturgie eucharistique

                         Préparation des offrandes

                         Prière sur les offrandes

                         Prière eucharistique

                            -        Préface et Sanctus

                            -        Invocation (épiclèse) et consécration

                            -        Récit de l'institution

                            -        Anamnèse (ou mémorial)

                            -        Offrande du sacrifice

                            -        Invocation (épiclèse) de Communion

                            -        Commémoration des morts

                            -        Intercessions

                            -        Doxologie trinitaire

                            -        Amen

                         Rite de Communion

                            -        Notre Père

                            -        Rite de paix

                            -        Fraction du pain

                            -        Communion

                            -        Action de grâce

IV.    Envoi en mission



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Vocabulaire de l’Eucharistie



         Avant de passer aux Fonctions de chacun des servants durant l'eucharistie, il faut ici clarifier quelque peu le vocabulaire ou simplement revoir des mots connus. Il est bon que tu connaisses le nom des objets et parties de la messe avec lesquelles tu seras en contact.

 

ALLÉLUIA         est un mot hébreu qui signifie "Rendons grâce à Dieu". C'est un cri de joie juif qu'ont repris les chrétiens. Entre deux chants de l'Alléluia, on insère un verset de l'Évangile. L'alléluia est chanté avant l'Évangile. C'est le cri de joie pascale. Pour cette raison, on ne le chante pas durant le Carême.

 

AMEN                signifie "ainsi soit-il" ou "qu'il en soit ainsi" ou "qu'il en advienne ainsi". Les servants répondent "Amen" avec force et conviction.

 

LE CANON        est un mot qui signifie "nonne" ou "règle". On appelle ainsi la partie de la messe pendant laquelle le texte est fixe et régulier pour la prière la plus importante de l'Église.

 

CONSÉCRATION       est le moment principal de la messe pendant lequel le pain et le vin sont changés en Corps et Sang de Jésus-Christ par les mots que prononce le prêtre. Les servants assistent à la consécration et aux élévations avec le plus profond recueillement et le plus grand respect. On doit garder le silence dans l'église. On accompagne le prêtre par une inclination du corps et on adore l'Hostie et le Calice. On peut dire à voix basse, personnellement: "Mon Seigneur et mon Dieu".

 

LE CREDO (Je crois en Dieu...)     est le résumé des principaux dogmes de la foi catholique. On le connaît aussi sous le nom de "Symbole de la foi" ou "Symbole des Apôtres". Cette dernière forme est la plus brève, la plus antique (elle remonterait peut-être au temps des apôtres). La forme la plus longue est le "Symbole de Nicée-Constantinople" qui fut composé graduellement, complété et rédigé lors des conciles de Nicée (en 325) et de Constantinople (en 381).

 

L'ÉVANGILE     c'est un mot grec qui signifie "Bonne Nouvelle", en parlant de la Bonne Nouvelle que nous a apportée Jésus. On appelle ainsi la lecture d'un extrait de la vie de Jésus et de ses enseignements. À la fin de l'Évangile, le président baise le lectionnaire pour montrer son attachement à Jésus et à sa Parole.

 

LE GLORIA (Gloire à Dieu...)       est un hymne d'action de grâce adressé à Dieu. On l'appelle aussi l'hymne angélique parce qu'il commence par les mots que les anges prononcèrent durant la nuit de Noël. On le lit ou le chante les dimanches (sauf durant l'Avent et le Carême) et lors de solennité, fête ou célébrations spéciales qu'on solennise.

 

L'HOMÉLIE        C'est un mot qui signifie "commentaire". On appelle ainsi le "discours" ou "sermon" pendant lequel on explique habituellement l'Évangile qu'on vient de lire.

 

HOSANNA        est une exclamation hébraïque'action de grâce et de joie qu'on utilise dans certaines bénédictions. Nous l'utilisons aussi dans le sanctus.

 

L'HOSTIE           est un mot latin qui veut dire "victime offerte en sacrifices. Aujourd'hui ce mot désigne le morceau de pain sans levain qui est consacré durant l'Eucharistie et qui, après la consécration, est le Corps du Christ offert pour nous en sacrifice à Dieu.

 

L'INTENTION (suffrage)      consiste à diriger les fruits de la messe à une intention déterminée:remerciement, demande de faveur, repos de l'âme d'un défunt, etc. Le suffrage n'a donc rien à voir avec un vote ni avec des élections. Le suffrage prend ici le sens de "aide". C'est une prière de pénitence, une bonne action ou un acte particulier posé pour le repos de l'âme des êtres défunts qui nous sont chers. L'intention la plus efficace est le sacrifice de la messe.

 

KYRIE ELEISON        sont deux mots grecs qui, ensemble, veulent dire "Seigneur prends pitié".
Quand tu entendras parler du Kyrie, tu sauras qu'on se réfère à cette partie du début de la célébration.

 

LA MESSE         Le mot "messe" signifie "adieux". Ayant repris un mot usuel des adieux anciens, le diacre, avant l'offertoire, invitait les catéchumènes et les pénitents à se retirer avec ce mot. À la fin de la célébration, on envoyait tous les fidèles ainsi aussi.

 

L'OFFRANDE DE MESSE  n'est pas un paiement pour la messe. Même si le montant est minime, c'est une contribution à la subsistance du prêtre et aux frais normaux de la paroisse. C'est une offrande volontaire donnée à la paroisse à l'occasion d'une messe demandée pour le repos de l'âme d'un défunt, d'un malade, etc.

 

LA PRÉFACE     (qui veut dire "introduction") est la partie qui vient avant le Canon et qui consiste en un grand hymne solennel d'action de grâce, par l'intermédiaire de Jésus-Christ.

 

LA PRIÈRE COLLECTIVE  Les mots signifient "prière de tous ceux qui sont réunis". C'est la présentation officielle de l'Église à Dieu le Père par l'intersession de son Fils, Jésus-Christ, en union avec le Saint Esprit.

 

LA PRIÈRE DOMINICALE (« dominical » vient de « dominus », qui signifie « Seigneur »).
La prière dominicale est la prière que le Seigneur nous a enseignée, c'est-à-dire, le Notre Père. C'est avec le Notre Père que commence la préparation à la Communion.

 

LES PRIÈRES UNIVERSELLES   sont aussi appelées « prières communes » ou « prières des fidèles ». Ce sont les demandes que nous dirigeons au Seigneur, Nos les exprimons habituellement après le Credo.

 

LE SANCTUS (Saint, Saint, Saint'...)      termine la préface. C'est un chant de victoire dans lequel nous unissons nos voix à celles des anges et des saints pour rendre grâce à la Sainte Trinité.

 

LA SÉQUENCE           est un hymne récité ou chanté que nous rencontrons dans quelques célébrations, notamment à Pâques et à la Pentecôte. Le mot signifie « continuation », en parlant de la continuation de l'Alléluia qu'on vient de chanter et de prier.


La manière de se tenir les mains


C’est important que, en tant que servant, tu saches comment tu dois te tenir pour donner un bon exemple aux fidèles.


Quand tu reçois l’Hostie dans la main:

                Présente la main gauche et place la main droite dessous en formant une croix. Le ministre de la Communion déposera une Hostie dans ta main gauche et dira: « Le corps du Christ ». Tu répondras: « Amen ».

                Tu prends alors l'Hostie avec ta main droite et la manges immédiatement, AVANT de retourner à ta place.



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Fonctions du servant lors de célébration solennelle



A. Préparation


         La préparation immédiate exige du servant qu'il soit à l'heure à l'église. S'il n'y a pas de sacristain, il revient au servant de voir à tout préparer:

 

                 Est-ce la bonne nappe qui est sur l'autel?

                 Dans certains endroits, on protège la nappe par un plastique quand il n'y a pas de célébration. Tu dois enlever ce plastique avant la messe;

                 Allumer les cierges,

                 Un, crucifix sur l'autel ou le crucifix porté en procession?

                 Le missel est bien à sa place?

                 Le lectionnaire est sur l'ambon? ou sera-t-il porté en procession par un servant? par un lecteur?

                 Les livrets de chants sont là? (Le prêtre aussi voudra chanter ...);

                 La crédence est prête: le(s) calice(s), la patène avec les hosties, le corporal, le purificatoire, le pale, les burettes (une d'eau et une de vin), la cruche d'eau pour le lavabo, le manuterge ou la serviette?
Pour une messe solennelle, il faut prévoir l'encens, l'encensoir, la navette, le charbon et les allumettes. Il y aura aussi la croix de procession, les cierges de procession. Parfois aussi il faudra le bénitier (avec de l'eau et l'écouvillon, cf p.21)

 

                 Les paniers de quête sont bien là, disponibles et prêts?

                 Dans la sacristie, tu peux préparer les vêtements du président et des autres prêtres, des autres servants ... La couleur correspondant au jour se trouve dans le calendrier liturgique (ou ordo) qui est édité chaque année et présent dans toute bonne sacristie.

                 Sont prêts les éléments suivants: amict, aube, cingulon, étole, chasuble pour le prêtre?


Tu veux aider le prêtre à se vêtir?

Alors présente-lui:

         1)      En premier l'aube (replie le bas de la partie d'en arrière) avec les deux mains. Tu l'aides d'abord à enfiler la tête, puis la manche droite. Ensuite la manche gauche.

         2)      Ensuite prends des deux mains le cingulon (ceinturon), s'il veut l'utiliser. Tu le lui présentes avec les dentelles ou broderies à droite, te présentant derrière le prêtre.

         3)      Ensuite tu lui donnes avec les deux mains, l'étole à baiser, veillant à ce que le prêtre la fasse bien tomber égal des deux côté, la croix bien au centre du cou.

         4)      Finalement, tu lui présentes la chasuble.


B. Rite d'ouverture (procession d'entrée et cie)


         Le mot "rite" signifie qu'il s'agit d'une action sainte et non d'une recette qui dirait tout du début à la fin.

         1)      D'abord entre le thuriféraire (le servant qui porte l'encensoir et la l'encens) qui balance l'encensoir modérément. On tient l'encensoir de la main gauche par la partie supérieure des chaînes. La main droite tient la partie médiane des chaînes.

Indications pour le thuriféraire

Comment présenter l'encens au prêtre?

Lève l'encensoir à la hauteur de la poitrine du prêtre en le tenant de la main posée au milieu des chaînes. En même temps, de la main gauche, que tu tiens sur ta poitrine, tu tiens l'extrémité supérieure des chaînes.

Le servant avec la navette présente l'encens au prêtre. Quand celui-ci a terminé de mettre l'encens, le thuriféraire ferme l'encensoir et, en le tenant de la main droite par la partie supérieure des chaînes, le donne au prêtre.


 

Comment encenser?

Pour encenser le prêtre, tu fais deux balancés doubles (deux en haut, un en bas, deux en haut). Tu peux commencer et finir cet encensement par une inclination de la tête.

Pour encenser la foule (tu vas devant l'autel), tu fais trois balancés doubles (deux en haut, un en bas, deux en haut, un en bas, deux en haut). Le premier balancé, tu le fais au centre, le second à la gauche et le troisième à la droite.

Durant la Consécration, tu encenses chaque élévation par trois balancés doubles.

 

         2)      Après le thuriféraire, le porte-croix (cruciféraire) fait entrer la croix dans la célébration. À chacun de ses côtés s'avance également un porte-cierge (céroféraire). Le cruciféraire doit porter la croix bien haute et bien droite. Le céroféraire qui se tient à la droite du cruciféraire porte le cierge avec la main droite au centre de la hauteur du cierge et la main gauche à la base du cierge. Le céroféraire qui se tient à la gauche du cruciféraire porte le cierge avec la main gauche au centre de la hauteur du cierge et la main droite à la base du cierge.

         3)      Quand le choeur participe à la procession, les chantres se placent au troisième rang.

         4)      Derrière le choeur (chorale) vient le lecteur. Il porte le lectionnaire bien en vue. Ce peut aussi être le diacre.

         5)      Ensuite s'avancent les autres servants (s'il y en a).

         6)      En dernier entre le président.


         Il est très important que ceux qui marchent en avant le fassent à vitesse modérée, spécialement le thuriféraire. Sinon, toute la procession semblera pressée. En d'autres mots: les acteurs de la procession ne sont pas en marche vers quelque chose à faire en avant de l'église, mais ils sont déjà dans l'action par leur marche.


         En arrivant à l'autel, on fait un salut (inclination profonde du corps) ou bien - si le tabernacle est dans la même direction - tous ensemble font une génuflexion. Ensuite le prêtre et le diacre baisent l'autel. Chacun va à sa place, sauf le thuriféraire qui s'approche du prêtre avec l'encens. Le servant qui porte la navette peut l'accompagner. On encense l'autel.


         Durant l'acte pénitentiel (Seigneur prends pitié ... Gloria), les servants participent comme tous les autres fidèles, chantant et répondant.


Le rite d’entrée se conclut par la prière collective. Le prêtre prononce cette prière debout en avant de son siège. Un servant pourrait tenir son missel.



C. Liturgie de la Parole


         Durant la première lecture, les servants écoutent comme les autres. Ils sont assis, chacun à sa place, avec les mais sur les genoux et sans croiser les jambes, dans une posture d'attention et de recueillement. De la même façon que tous les fidèles, ils répondent le verset du psaume (le réponds). Ce n'est pas le moment de faire quoi que ce soit d'autre dans le choeur. Quand il y a trois lectures, les servants suivent ainsi, tranquilles et attentifs, durant la seconde lecture.


         Ensuite, ils se mettent en mouvement pour préparer l'encens et la navette et les présenter au prêtre afin qu'il mette l'encens nécessaire pour la proclamation de l'Évangile. Les céroféraires accompagnent avec les cierges. Durant la procession jusqu'à l'ambon, on chante l'Alléluia et on lit le verset d'introduction. Attention: en temps de Carême, on ne chante pas l'Alléluia , mais on lit le verset.


         Après le salut et l'annonce de l'Évangile, le prêtre encense le livre. Les porte-cierges s'approchent de chaque côté de l'ambon, le visage tourné vers le livre.


         Les porte-cierges doivent faire attention de tenir les cierges bien droits et à la même hauteur l'un que l'autre, de ne pas nettoyer le cierge à ce moment, ni le chandelier, ni non plus le nez! ou faire quoi que ce soit d'autre. Après la proclamation de l'Évangile, le diacre ou le prêtre lève le livre et le peuple chante une acclamation. Les servants gardent leur position jusqu'à la fin de l'acclamation.


         Ce que nous avons dit à propos de la posture, à savoir qu'il faut la soigner durant la lecture, s'applique également durant l'homélie ou la prédication. Les servants pourraient influencer négativement les fidèles qui les regardent. Si les servants ont une attitude montrant la lassitude, ils déconcentreront les fidèles.



D. La préparation de l'autel


         La liturgie eucharistique commence par la préparation de l'autel. Les servants déplient le corporal y posent le calice, le purificatoire et le missel.


         Ensuite, ils apportent les offrandes: en premier on offre la patène contenant les hosties. Ensuite viennent le vin et l'eau. La façon la plus simple et habituelle de faire: les servants apportent les éléments nécessaires de la crédence à l'autel. Cependant, il arrive que les offrandes entrent en procession et que ce soient les fidèles eux-mêmes qui apportent les offrandes jusqu’au prêtre qui les reçoit. Alors les servants voient à aider le prêtre dans ce nouveau contexte, du mieux qu'ils peuvent, mais sans s'imposer.


         On peut encenser les offrandes. Le thuriféraire, éventuellement accompagné par celui qui porte la navette, se dirige alors vers le célébrant. Le prêtre encense les dons et éventuellement l'autel. Le servant l'accompagne et retient la chasuble de manière à faciliter les mouvements du prêtre. À la fin du tour de l'autel, le prêtre donne l'encensoir au diacre ou au servant. Ce dernier encense le prêtre et ensuite va encenser la foule.


         Après cela, les servants désignés apportent l'eau, le plateau et le manuterge (ou la serviette) pour le lavabo. Le prêtre se lave les mains.



E. La prière eucharistique


         Durant la prière eucharistique, le prêtre est à l'autel. Les servants et les autres assistants peuvent former un demi-cercle, de chaque côté du président, à une certaine distance de celui-ci (les servants ne doivent pas s'appuyer sur l'autel, mais se placer un peu en retrait du prêtre). La participation des servants durant la prière eucharistique ne se distingue pas des autres fidèles. Ils n'ont pas de livret particulier ni ne rient quand tous les autres récitent une prière ou chantent.


         À l'élévation du Pain et à celle de la coupe, lors de la Consécration, un des servants tinte la clochette. Il fait de même à chaque génuflexion. Un autre servant pourrait s'agenouiller devant l'autel et encenser trois fois.



F. La Communion


         C'est évident que les servants participent à la prière du Notre Père. Ils se donnent la paix entre eux et avec ceux qui sont dans le choeur, mais ils ne sortent pas du choeur pour saluer la foule. Cela, le célébrant le fait au nom de tous.


         Les servants étant en demi-cercle autour de l'autel devraient attendre que tous les servants aient communier avant de regagner leurs places. Ils se déplaceront alors tous en même temps.


G. Rite final


         Quand on forme une procession de sortie, en premier doit sortir le porte-croix (cruciféraire) accompagné par les deux porte-cierges (un de chaque côté). Cependant, on n’utilise plus l’encens.


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Fonctions respectives des deux servants



Moment

1er servant

2e servant

En sortant de la sacristie

 

Sonne la cloche.

Vénération de l’autel

Inclinaison du corps

Inclinaison du corps

Rite pénitentiel

Présente le missel au prêtre

 

Gloria

Chante

Chante

Prière collective

 

 

Évangile

Accompagne celui qui proclame l’Évangile avec un cierge allumé

Accompagne celui qui proclame l’Évangile avec un cierge allumé

Credo et prières universelles

Présente le missel

 

Préparation de l’autel

- Apporte le missel à l’autel

- Apporte la patène

- Apporte le ciboire

- Apporte le vin

- Apporte le corporal

- Apporte le calice

- Apporte l’eau

Lavabo (lavement des mains)

Verse l’eau sur les doigts du prêtre et recueille l’eau qui tombe dans un plateau

Offre le manuterge au prêtre

Consécration

Sonne discrètement la clochette:

- quand le prêtre tient ses mains étendues au-dessus du calice;

- à chaque élévation;

- à chaque génuflexion.

S’agenouille à sa place.

Communion

Sonne la clochette juste avant la Communion du prêtre si telle est la coutume.

 

Purification (quand on la fait à l’autel)

Verse l’eau dans le calice.

Prend le missel si le prêtre s’assoit

Porte la croix d’autel et le calice à la crédence.

Prière de la Communion

Présente le missel au prêtre s’il lit la prière de son siège.

 

Bénédiction finale

Inclination du corps.

Inclination du corps.

Sortie

Génuflexion face au saint Sacrement en même temps que le prêtre.

Génuflexion face au saint Sacrement en même temps que le prêtre.



13


Cérémonie d’introduction


A. Préparation:

                un crucifix ou une croix de procession

                carte ou mémo portant le texte de l'engagement.

 

Note: On peut vivre ce rite d'admission dans ou hors d'une célébration eucharistique.


B. Rites initiaux

                Les candidats se placent en face de l'autel. Ils entonnent un chant au Saint Esprit.

                Le président de la célébration: « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

                Tous: « Amen »

                Président: « Merci à tous .... »

Le guide présente les candidats en disant: "Que s'approchent ceux qui désirent être admis au service de l'autel et être reçus acolytes."

 

                Président: «   Mes enfants. Que venez-vous demander? »

                Candidats: «   Nous demandons d'être reçus en tant qu'acolytes (servants). »

                Président: «   Savez-vous à quoi vous vous engagez? »

                Candidats: «   Oui, monsieur. Nous voulons collaborer au bon déroulement des célébrations et servir le prêtre à l'autel pour la plus grande Gloire de Dieu. »

                Président: «   Mes chers enfants, depuis le jour de votre baptême vous êtes des enfants de Dieu et faites partie de l'Église qui est "une race élue, choisie par Dieu". Chaque jour que vous passez dans la fidélité au Seigneur est une offrande agréable à ses yeux. Maintenant, appuyés par vos parents et par la communauté chrétienne, vous voulez servir dans un engagement plus profond, aidant et servant le prêtre à l'autel. Que l'Église vous accueille dans cette fonction. »



C. Lecture de la Parole de Dieu

 

                Lecteur ou président: lit un extrait des Saintes Écritures. De préférence parmi les textes suivants: Nb 3, 5-9; Gn 14,18-20; Pr 9,1-6; Actes 4, 32-35; 1Cor 13-31; 1Jn 3, 14-18; 1Jn 4, 7-16; Mt 5, 1-12a; Mt 25, 31-40; Jn 14, 12-16.

 

                Lecteur: Psaume responsorial (ou un autre chant adéquat): Ps 33 (34); Ps 111 (112); Ps 144 (145).

                Président: adresse aux postulants une brève allocution expliquant la lecture biblique et les invitant à servir le Seigneur et leurs amis au sein du groupe liturgique des servants.


D. Promesse

 

                Président:  « Approchez-vous et prononcez votre engagement ».

                Les Candidats disent à voix haute et claire, sans se presser:
«  Moi, promets de faire tout en ma capacité pour le bon déroulement de la sainte liturgie en honneur de Jésus-Christ que j'aime et que je sais présent dans le saint Sacrement. J'espère arriver à bien remplir mon rôle grâce à son aide. »

                Ensuite on apporte le crucifix et les candidats le baisent.

                Chacun se rend ensuite à la table où sera signé l'engagement Note bas page .



E. Invocations

 

                Guide: «   Pour ces jeunes qui entrent dans le groupe liturgique des servants de l'autel, pour qu'ils croissent dans la foi et dans la joie du service qu'ils vont réaliser. Prions le Seigneur. »

                Guide: «   Pour notre communauté, qui est appelée continuellement à renouveler son adhésion au Christ dans sa vie, pour qu'elle se voie enrichie par les dons et services que l'Esprit saint suscite chez les fidèles. Prions le Seigneur. »

                Guide: «   Pour que nos célébrations liturgiques montrent à partir d'aujourd'hui une dignité encore plus grande pour la gloire de Dieu. Prions le Seigneur. »



F. Prière de bénédiction

 

                Président: «    Seigneur,
Toi qui as envoyé ton Fils Jésus
dans le monde pour sauver les hommes,
daigne bénir tes jeunes ici présents.
Ils se présentent devant toi
pour que tu les rendes dignes de servir à ton autel
et contribuer avec bonté et joie
à révéler la grandeur du mystère pascal de ton Fils.
Toi qui vis et règnes maintenant et pour les siècles des siècles. »

                Les servants: «  Amen. »



G. Remise de l’aube

 

                Pendant qu'on entonne un chant, le président remet la tunique blanche (l'aube) à chacun des acolytes. Les servants se lèvent et tour à tour s'approchent du président qui les revêt de l'aube en disant (à chacun):
« Reçois ce vêtement blanc comme un symbole de la pureté que nécessite le service à l'autel de Dieu. »

                Le servant vêtu, tous ensemble ... disent à voix haute et claire:


« Seigneur,

Agenouillé devant ton autel,

là où j'ai pris mon engagement d'enfant de choeur

je te remercie pour cette faveur

que tu m'accordes:

être admis à ce ministère.

 

Je veux servir le Christ et l'Église

par le service à ses prêtres et dans ses célébrations,

et, par-dessus tout, lors de l'Eucharistie,

là où le pain et le vin sont changés

en ton Corps et ton Sang.

 

Je veux aider mes amis

et contribuer à les édifier par mon comportement à l'autel,

par mon attitude dans et en dehors l'église.

 

Avec l'aide de ta grâce,

j'espère rester fidèle à cette promesse

comme aux promesses de mon baptême.

Amen. »


H. Oraison finale

 

                Président:  « Prions. Seigneur, accompagne-nous et reçois la promesse de tes servants que nous venons de vêtir du vêtement blanc de tes serviteurs.
Qu'ils puissent se consacrer totalement à ton service.
Nous te le demandons par le Seigneur Jésus-Christ ton Fils bien aimé. »

                Tous: « Amen »


I. Bénédiction

 

                Président:  « Que le Seigneur vous comble de toutes les Bénédictions du ciel et vous garde toujours saints en sa présence. Qu'il verse en abondance sur vous les richesses de sa gloire vous instruise par sa Parole de vérité, vous oriente par son Évangile de Salut et vous fasse toujours riches de charité fraternelle. »

                Tous: « Amen. »

 

     Note:            Si la bénédiction se fait vit à l'intérieur d'une Eucharistie, les nouveaux servants pourraient apporter le pain et le vin lors de la présentation des offrandes. Ils pourraient aussi participer à l'une ou l'autre des tâches dévolues aux servants, signe du service commencé. De la même façon, ce pourrait être les nouveaux servants qui recueillent les dons destinés aux pauvres pour les apporter à l'autel.




Prière du servant


SEIGNEUR,

Je te donne ma vie entière.
Aide-moi à te servir.
Enseigne-moi à être fidèle et persévérant.

Fais que j’irradie de ton Amour
parmi ceux qui m’entourent.
Que je puisse être témoin de ton message
dans tous les aspects de ma vie.

Sinon, tout ce que je fais en ce moment
sera seulement apparence et hypocrisie.

Que je puisse te servir avec dignité à ton autel
et que je mette tout mon coeur dans le service
que je rends à toi et aux autres.

Vierge Marie,
enseigne-moi à aimer et servir Jésus
comme tu l’as fait
et comme le font avec toi
les anges du ciel.
Amen.



Index

 

Ambon

Amict

Anamnèse

Ascension

Aube

Autel

Avent

Baiser

Baptême

Baptême de Jésus

Baptistaire

Basilique

Bénitier

Blanc

Burette

Calendrier liturgique

Calice

Calotte

Cape pluviale

Cardinal

Cathédrale

Ceinturon

Chapelle

Chasuble

Chemin de croix

Choeur

Chorale

Chrisme

Ciboire

Cierge

Cierge pascal

Cingulon

Communion

Concile

Conclave

Conférence épiscopale

Conopée

Consécration

Corporal


Corpus christi

Cotte

Couronne d'avent

Crédence

Crosse

Crucifix

Curie

Custode

Cycle de la nativité

Cycle pascal

Dalmatique

Décanat

Diacre

Dimanche des rameaux

Diocèse

Entrée

Épiclèse

Épiphanie

Étole

Être à genoux

Être assis

Être debout

Évêque

Férie

Fête

Fontaine baptismale

Fraction

Fraction du pain

Homélie

Hostie

Huméral

Imposer les mains

Inclinaison

Incliner la tête

Invitation à la communion

Jeudi saint

Jeûne

Joindre les mains

La sainte trinité

Lampe

Lampe du sanctuaire

Lectionnaire

Liturgie

Liturgie de la parole

Lunule

Maître-autel

Manuterge

Mélange

Mémoire

Mémorial

Mercredi des cendres

Messe chrismale

Missel

Mitre

Nativité

Navette

Nef

Noël

Notre père

Onction

Organisation

Pale

Pape

Pâques

Paroisse

Parole

Patène

Paul

Pavillon

Pectoral

Pénitence

Pentecôte

Pontifical

Porte-croix

Porte-viatique

Posture

Presbyterium

Présentation

Présentation des offrandes

Prêtre

Prière eucharistique

Prière universelle


Prières universelles

Purificatoire

Réconciliation

Rite de la communion

Rituel

Roquette

Rouge

S'agenouiller

S'incliner

Sacré coeur de Jésus

Sacrement

Sacristie

Saint

Saint Sacrement

Samedi saint

Sanctuaire

Se déplacer

Se signer

Se taper la poitrine

Semaine sainte

Siège

Signe de croix

Signe de la croix

Solennité

Tabernacle

Temps ordinaire

Temps pascal

Tête

Thuriféraire

Triduum pascal

Vendredi saint

Vert

Viatique

Vigile

Vigile pascale

Violet

Voile huméral

Table des matières

 

 

Présentation

 

Organisation

 

Réunions

Promesse

 

Le servant est serviteur et témoin de Jésus-Christ

Les dix commandements du servant de messe

 

Au service de l'Église et du Christ

A. L'origine

B. Sa structure

C. Les différents lieux de culte

D. Travail personnel

 

Lieux, espaces et mobiliers liturgiques

A. Espaces

B. Mobilier

 

L'année liturgique

A. Le cycle de la nativité

B. Entre le cycle de la Nativité et le cycle pascal

C. Le cycle pascal

D. Dimanches, féries et les trois grades de célébrations

E. Les jours d'obligation

 

Vêtements, ornements, linges et couleurs liturgiques

A. Vêtements et ornements

B. Insignes épiscopaux

C. Les linges liturgiques

D. Les couleurs liturgiques

 

Vases sacrés et ustensiles, et leurs fonctions

 

Les livres liturgiques

 

Attitudes, postures et gestes liturgiques

Autres postures, attitudes et gestes de la liturgie

 

La structure de l’Eucharistie

Schéma de la célébration eucharistique

 

Vocabulaire de l’Eucharistie

 

Fonctions du servant lors de célébration solennelle

A. Préparation

B. Rite d'ouverture (procession d'entrée et cie)

C. Liturgie de la Parole

D. La préparation de l'autel

E. La prière eucharistique

F. La Communion

G. Rite final

 

Fonctions respectives des deux servants

 

Cérémonie d’introduction

A. Préparation:

B. Rites initiaux

C. Lecture de la Parole de Dieu

D. Promesse

E. Invocations

F. Prière de bénédiction

G. Remise de l’aube

H. Oraison finale

I. Bénédiction

Prière du servant

 

Index

 

Table des matières